- Introduction : pourquoi le VRS a tout changé sur CS2
- La fin de l’ère des ligues partenaires ESL/BLAST
- Comment fonctionne le VRS et pourquoi il est si contesté
- Bugs, loopholes et décisions absurdes en 2025
- Le grind extrême des équipes tier 1
- VRS, enfer du tier 2/3 et disparition d’organisations
- NIP, PARIVISION, HEROIC : les cas qui divisent les analystes
- Ce que disent Mauisnake, STYKO et zonic du VRS
- Pourquoi il n’existe pas (encore) de solution simple
- Impact sur la santé des joueurs et l’écosystème
- Skins CS2, économie des joueurs et lien avec la scène compétitive
- Pistes d’amélioration pour un VRS plus juste
- Conclusion : à quoi peut ressembler le VRS en 2026 et après
Introduction : pourquoi le VRS a tout changé sur CS2
2025 restera comme une année charnière pour Counter-Strike 2. Valve a mis fin aux circuits partenaires d’ESL et de BLAST pour imposer un nouveau système de qualification : le Valve Ranking System (VRS). Sur le papier, l’objectif était clair : ouvrir davantage le circuit, réduire l’influence des ligues fermées, et donner plus de chances aux équipes méritantes d’accéder aux Majors.
Dans les faits, la première saison du VRS a été tout sauf propre. Bugs administratifs, règles autour des cores d’équipes, points VRS attribués ou non au mauvais moment, grind infernal pour les joueurs, récompense des équipes « farm de points » plutôt que vraiment fortes… Les analystes comme Alex "Mauisnake" Ellenberg, Martin "STYKO" Styk ou encore le coach Danny "zonic" Sørensen s’accordent sur un point : le système a besoin d’évoluer.
Dans cet article, on revient en détail sur cette première année troublée du VRS, sur ce qu’en pensent les pros, et sur la façon dont ce système impacte non seulement la scène compétitive, mais aussi l’écosystème global de CS2, des organisations jusqu’aux joueurs qui investissent dans les skins et la scène.
La fin de l’ère des ligues partenaires ESL/BLAST
Avant le VRS, le haut niveau de Counter-Strike reposait largement sur des circuits partenaires : certains clubs achetaient leur place dans des ligues fermées (ESL Pro League, BLAST Premier) qui garantissaient des invitations aux plus gros événements. Pour les fans, cela donnait de la stabilité. Pour les outsiders, c’était un mur quasi infranchissable.
Valve a voulu casser ce modèle en imposant un système unique, contrôlé par l’éditeur, pour déterminer quelles équipes auraient leur slot aux Majors. Fini les ligues fermées qui verrouillent l’accès : place à un ranking global censé récompenser la performance en tournoi.
Sur le plan philosophique, l’idée est plutôt saine :
- Réduire l’influence commerciale des circuits privés sur l’accès aux Majors.
- Donner plus de chances aux équipes émergentes qui grindent les tournois.
- Aligner tous les organisateurs autour d’un même système de points.
Mais comme souvent avec les systèmes hybrides, la théorie s’est vite heurtée à la réalité du calendrier, des rosters et des niveaux de tournois.
Comment fonctionne le VRS et pourquoi il est si contesté
Le VRS est un système de points qui évalue les équipes selon leurs résultats dans les tournois reconnus par Valve. Chaque compétition rapporte un certain nombre de points en fonction :
- Du niveau de l’événement (S-tier, A-tier, etc.).
- Du classement final de l’équipe.
- De la composition du roster, via la notion de « core » (garder un nombre minimal de joueurs pour conserver les points).
Sur le papier, c’est logique : tu performes, tu montes. Mais plusieurs problèmes majeurs sont apparus dès la première année :
- Le système est complexe à lire pour les équipes comme pour les fans.
- Le calendrier pousse certains à enchaîner les tournois juste pour garder ou gagner des points.
- Des équipes se sont retrouvées punies pour avoir affronté des adversaires plus forts au lieu de "farmer" des events plus faibles.
- La gestion des cores a ouvert la porte à des loopholes assez absurdes.
C’est là que les critiques des acteurs de la scène deviennent intéressantes : ils ne rejettent pas l’idée d’un ranking global, mais la manière dont il influence aujourd’hui les décisions stratégiques des clubs.
Bugs, loopholes et décisions absurdes en 2025
Dès le début de la saison 2025, le VRS a montré ses limites, parfois de manière très visible.
Invitations ratées, M80 et GamerLegion pris au piège
Des équipes comme M80 ou GamerLegion ont été directement impactées par des détails de règlement et des bugs de timing :
- M80 a perdu des invitations car l’équipe a dû jouer avec un stand-in, ce qui a cassé le core nécessaire à la conservation des points et aux invites.
- GamerLegion n’a pas vu certains de ses points correctement pris en compte parce que l’équipe était encore en train de disputer un tournoi dont le résultat n’était pas enregistré au moment du calcul.
Ce genre de situation ne devrait tout simplement pas arriver dans un système censé identifier les meilleures équipes du monde.
Le cas FaZe, Twistzz et rain : un loophole révélateur
Même lors du StarLadder Budapest Major, dernier Major de l’année, les limites du système sont apparues en plein jour. FaZe Clan a pu jouer avec Russel "Twistzz" van Dulken à la place d’Håvard "rain" Nygaard, pourtant déjà parti de l’organisation.
Pourquoi ? Parce que retirer officiellement rain du roster aurait fait perdre à FaZe son invite basée sur le core. Résultat : on garde un joueur "fantôme" dans le core uniquement pour préserver les points, ce qui n’a aucun sens sportif. C’est le parfait exemple montrant que le VRS pousse parfois les équipes à optimiser le système plutôt que la compétition.
Le grind extrême des équipes tier 1
Un autre effet collatéral du VRS, c’est la course permanente aux points. Plusieurs coaches et joueurs l’ont souligné, dont zonic, aujourd’hui chez Falcons.
Pour rester bien classés au VRS, certains rosters ont dû :
- Multiplier les déplacements intercontinentaux.
- Enchaîner les événements sans vraies pauses.
- Accepter des tournois à la valeur sportive discutable mais importants en termes de points.
Falcons, par exemple, a énormément grindé au début de saison, avec un passage remarqué par PGL Bucharest 2025, leur seul titre de l’année. Ces events PGL, souvent moins stackés que les gros tournois ESL ou BLAST, sont devenus des spots parfaits pour faire du "point farming".
Une fois leur position VRS sécurisée, Falcons a réduit ce rythme. Mais tout le monde n’a pas ce luxe. Beaucoup d’équipes n’ont d’autre choix que d’enchaîner les tournois pour rester dans la course, ce qui pose des questions de :
- santé mentale et physique des joueurs,
- qualité du jeu (moins d’entraînement, plus de voyages),
- durabilité de carrière pour les pros.
VRS, enfer du tier 2/3 et disparition d’organisations
Si les équipes tier 1 s’en sortent à peu près, la situation est nettement plus compliquée pour le tier 2 et tier 3. L’un des effets pervers du VRS est qu’il crée une sorte de barrière d’entrée : si tu n’as pas de points, tu dois jouer énormément juste pour commencer à exister dans le ranking.
Des équipes comme NIP, parties de zéro en 2025, ont dû :
- Spammer les open qualifiers.
- Participer à la moindre LAN ou tournoi en ligne offrant des points.
- Voyager souvent avec un budget limité.
NIP a réussi à s’extraire de ces "tranchées" pour se hisser solidement en tier 1, mais ce n’est pas la norme. Comme le souligne STYKO, très peu d’équipes ont vraiment réussi à remonter : NIP, PARIVISION, TNL (devenu Inner Circle)… et c’est tout ou presque.
À l’inverse, certaines structures historiques ont lâché prise. L’organisation britannique Endpoint a ainsi décidé de quitter la scène Counter-Strike, jugeant l’écosystème trop dur à rentabiliser avec le VRS et le grind nécessaire pour exister.
C’est un signal inquiétant : quand plus d’équipes ferment qu’il n’y en a qui arrivent, l’écosystème est en danger, même si le haut du tableau semble stable.
NIP, PARIVISION, HEROIC : les cas qui divisent les analystes
La meilleure façon de juger un système, c’est de regarder les équipes qu’il récompense… et celles qu’il laisse sur le carreau.
NIP : l’histoire de succès que le VRS rend possible
Ninjas in Pyjamas (NIP) a commencé l’année 2025 sans aucun point VRS. Sur un système d’invitations fermées, leur montée aurait été presque impossible. Grâce au VRS, ils ont pu :
- Grinder de nombreux tournois et qualifiers.
- Accumuler petit à petit des points.
- Atteindre un niveau suffisant pour se qualifier au deuxième Major de l’année.
Résultat : NIP est aujourd’hui solidement installé dans le tier 1. Ce type d’ascension aurait été beaucoup plus rare à l’époque des ligues partenaires verrouillées.
PARIVISION : un Major sans battre de top 20 ?
Le cas PARIVISION est l’un des plus débattus. Selon Mauisnake, l’équipe n’avait tout simplement pas un parcours digne d’une participation au Major :
- Ils ont principalement affronté des équipes en dehors du top 20.
- Ils ont profité de tournois moins relevés pour accumuler des points.
- Ils se sont qualifiés sans avoir vraiment prouvé leur valeur contre l’élite.
À ses yeux, c’est presque "criminel" au regard de certaines organisations solides qui ont manqué le Major pour quelques points, malgré un niveau de jeu supérieur sur la saison. Il reconnaît néanmoins qu’une fois sur place, PARIVISION a montré un niveau de jeu acceptable. Mais le problème n’est pas là : si un système récompense davantage le calendrier que la difficulté des adversaires, il fausse la logique sportive.
HEROIC : punis pour avoir visé trop haut ?
HEROIC a manqué le StarLadder Budapest Major en raison d’un déclin de ses points VRS. D’après Mauisnake, l’équipe a mal géré son calendrier, choisissant des tournois plus relevés plutôt que des events plus faciles générateurs de points.
La question qui fâche : doit-on vraiment pénaliser une équipe parce qu’elle préfère affronter les meilleurs pour progresser, plutôt que de farmer des tournois plus faibles ? Pour beaucoup d’analystes, la réponse est non. Pourtant, c’est exactement le type de dilemme que le VRS crée aujourd’hui.
Ce que disent Mauisnake, STYKO et zonic du VRS
Les avis des acteurs de la scène convergeaient sur plusieurs points en fin d’année 2025.
Mauisnake : « VRS fait 90 % du travail »
Mauisnake n’est pas totalement négatif vis-à-vis du système. À ses yeux, le VRS :
- A permis à de nombreuses équipes de bénéficier de financements plus stables.
- A, globalement, bien identifié les 2/3 des équipes qui devaient être présentes au Major de Budapest.
- Fonctionne à environ 90 % comme il le devrait.
Le problème ? Ce fameux 10 % restant, celui qui concerne :
- Les équipes dans la zone 25–32 du ranking.
- Les rosters borderline entre Major et non-Major.
- Les équipes qui misent sur le niveau de leurs adversaires plutôt que la quantité d’events.
STYKO : « Stable pour le top, pas assez bon pour le bas »
STYKO partage un avis nuancé :
- Selon lui, les 8 meilleures équipes ont bien atteint les playoffs du Major, ce qui prouve que le VRS sait identifier l’élite.
- En revanche, le système est loin d’être satisfaisant pour le tier 2 et tier 3.
- Il ne crée pas assez d’incitations pour les petites équipes à s’engager à long terme.
- Il rajoute des barrières supplémentaires pour monter dans la hiérarchie.
STYKO souligne un point souvent oublié : quand plus d’organisations quittent la scène qu’il n’y en a qui arrivent, le problème est structurel et pas seulement sportif.
zonic : « On doit pouvoir faire mieux, mais je n’ai pas encore la solution »
zonic, l’un des coaches les plus respectés de l’histoire de Counter-Strike, reconnaît que le système actuel pousse des équipes comme Falcons à grind à un rythme peu soutenable. Il admet qu’il existe probablement un meilleur format de saison, mais lui-même n’a pas encore la solution miracle.
Ce constat est important : si même les coachs d’élite, avec une vision globale du circuit, peinent à proposer une alternative simple, c’est que le problème du VRS est profond et intimement lié à la nature même de l’écosystème CS2.
Pourquoi il n’existe pas (encore) de solution simple
Le cœur du problème, c’est que Counter-Strike repose sur un écosystème ouvert : des dizaines d’organisateurs, des ligues, des qualifiers, des circuits régionaux… et un Major qui reste le graal absolu. Trouver un système qui :
- récompense la performance sportive,
- reste lisible pour les fans,
- n’épuise pas les joueurs,
- et fonctionne pour les petites comme les grandes structures,
est un défi énorme.
Valve adopte jusqu’ici une approche "essais-erreurs". En un an, le VRS s’est déjà rapproché d’un modèle acceptable selon plusieurs observateurs. Mais la marge de progression reste réelle, surtout pour les équipes à la frontière du haut niveau.
Impact sur la santé des joueurs et l’écosystème
Alors que le calendrier 2026 se lance, on voit déjà des équipes européennes voyager en Amérique du Nord plusieurs semaines avant les premiers gros events tier 1, simplement pour aller chercher des points dans des tournois comme Fragadelphia.
Les conséquences potentielles sont multiples :
- Burnout plus rapide chez les joueurs, surtout les jeunes.
- Baisse de la qualité de jeu globalement, avec moins de temps de practice structuré.
- Pression accrue sur les staffs (analystes, coaches) pour optimiser calendrier et points.
- Instabilité économique pour les organisations qui n’arrivent pas à suivre le rythme des déplacements.
À terme, si le système ne protège pas mieux les acteurs du tier 2 et 3, on risque de voir un appauvrissement de la base de la pyramide, alors même que le sommet (les Majors) n’a jamais été aussi médiatisé.
Skins CS2, économie des joueurs et lien avec la scène compétitive
L’autre aspect souvent sous-estimé quand on parle des systèmes comme le VRS, c’est l’impact indirect sur l’économie des skins et donc sur l’engagement des joueurs dans CS2. La scène compétitive, les Majors, les histoires comme NIP ou Falcons jouent un rôle énorme dans l’envie des fans d’investir du temps et de l’argent dans le jeu.
Quand tu suis une équipe qui grind le VRS toute l’année, tu as envie de :
- Afficher tes couleurs avec des skins CS2 adaptés.
- Personnaliser ton inventaire pour matcher l’univers compétitif que tu regardes sur Twitch ou YouTube.
- Profiter de la montée d’intérêt autour d’un Major pour acheter, vendre ou échanger des skins.
Pour gérer ton inventaire et donner un vrai style à tes matchs classés, tu peux passer par des plateformes spécialisées. Par exemple, si tu cherches un csgo skin ou que tu veux élargir ta collection de skins csgo (qui restent pleinement compatibles avec CS2 via l’inventaire Steam), tu peux utiliser des sites dédiés comme csgo skin ou encore skins csgo pour acheter et revendre rapidement.
Ces marchés secondaires existent en parallèle de la scène esport : plus CS2 est attractif au niveau pro, plus les joueurs ont envie d’investir dans leurs skins. À l’inverse, si les fans se lassent d’un système jugé injuste ou incompréhensible, l’engagement global peut baisser, y compris sur l’économie des skins.
Pistes d’amélioration pour un VRS plus juste
Personne ne prétend avoir la solution magique, mais plusieurs pistes reviennent régulièrement dans les discussions entre joueurs, analysts et fans.
Mieux pondérer le niveau des adversaires
Un premier ajustement logique serait de mieux valoriser les victoires contre des équipes de haut niveau. Aujourd’hui, il est parfois plus rentable en points de gagner un tournoi B-tier que de faire un bon run dans un événement ultra stacké.
Une piste :
- Introduire un coefficient lié au rang moyen des équipes présentes sur le tournoi.
- Limiter les "abus" de farming dans des events trop faibles.
- Récompenser les parcours difficiles (upsets, runs contre des top 10).
Protéger les cores sans créer de situations absurdes
La logique de core (garder un noyau de joueurs pour conserver les points) est intéressante pour éviter les super teams qui se reformeraient tous les trois mois. Mais elle ne doit pas :
- Obliger à garder un joueur parti de l’organisation juste pour conserver un slot.
- Pénaliser une équipe qui fait un changement nécessaire pour progresser.
Des ajustements possibles :
- Accorder une période de transition où les points sont partiellement conservés après un changement majeur.
- Mettre en place un système d’exception dans des cas clairement abusifs (joueurs "fantômes").
Mieux soutenir le tier 2 et 3
Si le haut du classement est à peu près stabilisé, le vrai risque se situe en dessous. Pour éviter la disparition progressive des organisations intermédiaires, Valve et les TO pourraient :
- Augmenter légèrement les prize pools des événements VRS de niveau intermédiaire.
- Créer des circuits régionaux mieux reliés au VRS global.
- Offrir des slots directs vers des tournois plus relevés pour les meilleurs du tier 2.
Un système inspiré des anciens RMR – que des joueurs comme CYPHER aimeraient voir revenir – pourrait aussi être réintroduit sous une forme modernisée, permettant à de vraies histoires d’underdogs de se créer (comme Into the Breach au BLAST Paris Major).
Plus de clarté et de transparence
Enfin, un point simple mais essentiel : le VRS doit être plus lisible. Que ce soit pour les fans ou pour les joueurs, comprendre :
- combien de points rapporte un tournoi,
- l’impact d’un changement de roster,
- la différence entre deux events de même niveau,
devrait être possible sans être statisticien. Une page officielle, régulièrement mise à jour, expliquant le système de manière détaillée mais accessible, serait un énorme pas en avant.
Conclusion : à quoi peut ressembler le VRS en 2026 et après
En résumé, la première année du VRS sur Counter-Strike 2 a été :
- Chaotique dans sa mise en place.
- Inégale dans la façon dont elle récompense les équipes.
- Mais aussi porteuse d’espoir pour des structures comme NIP, qui ont profité de l’ouverture du circuit.
Les analystes convergent : le système n’est pas parfait, mais il est loin d’être un échec total. Si Valve parvient à :
- Réduire les incentives au farming bas niveau.
- Mieux protéger le tier 2/3.
- Clarifier les règles autour des cores et des points.
- Rendre le tout plus lisible pour les fans.
Alors le VRS pourrait devenir, à terme, la base d’un écosystème plus juste et plus ouvert que l’ère des ligues partenaires.
En attendant, les équipes continuent de grinder, les joueurs continuent de suivre leurs équipes favorites, et l’économie parallèle – des tournois communautaires jusqu’au marché des skins CS2 – reste portée par la passion. Que tu sois fan de Falcons, de NIP, de HEROIC ou que tu passes tes soirées à optimiser ton inventaire sur des plateformes comme csgo skin et skins csgo, une chose est sûre : l’avenir de CS2 se jouera autant sur le serveur qu’autour, dans la capacité de Valve à faire évoluer ce VRS vers un modèle plus sain pour toute la scène.
















