- Anubis remplace Train dans le map pool de CS2
- Pourquoi les pros critiquent le retour d’Anubis
- Un timing d’annonce contesté par la scène pro
- Cache toujours absent : une grosse déception communautaire
- Quelles équipes profitent vraiment du retour d’Anubis ?
- Analyse gameplay : ce qu’Anubis change dans la méta
- Conseils pour les joueurs : comment s’adapter à Anubis
- Impact sur la scène et l’économie CS2 (maps, skins, marché)
- Conclusion : un choix de map qui divise mais relance le débat
Anubis remplace Train dans le map pool de CS2
Pour le lancement de la saison 4 de Counter-Strike 2, Valve a pris une décision qui fait énormément parler : Train quitte le map pool Active Duty et Anubis fait son retour. Une annonce qui surprend, non seulement parce que Train venait tout juste de se réinstaller dans la méta, mais aussi parce que la plupart des fans s’attendaient plutôt au retour de Cache, map iconique de l’ère CS:GO.
Au lieu de l’un des terrains les plus appréciés de l’histoire de Counter-Strike, la scène compétitive doit donc réapprendre à jouer Anubis, une carte longtemps considérée comme déséquilibrée et assez impopulaire. Ce swap n’est pas juste un détail cosmétique : il touche directement la préparation des équipes, la méta du jeu et même, indirectement, l’économie des tournois et du marché des skins CS2.
Pourquoi les pros critiquent le retour d’Anubis
Le retour d’Anubis n’enthousiasme clairement pas tout le monde. De nombreux joueurs pros, coachs et analystes ont exprimé leur frustration sur les réseaux sociaux. Deux grands reproches reviennent en boucle :
- Le design d’Anubis, jugé trop unilatéral et parfois chaotique.
- Le manque de temps pour s’adapter avant les premiers gros événements de 2026.
Historiquement, Anubis souffrait d’un problème majeur : une sensation de side advantage assez marquée, avec des timings et des rotations qui favorisaient régulièrement un camp. Certaines équipes parlaient même d’une map « coin flip », où une bonne préparation ne suffisait pas toujours à compenser la structure du terrain.
Cependant, un élément important a changé depuis la dernière présence d’Anubis dans le map pool : l’économie CT de CS2 a été légèrement renforcée. Sur le papier, cela pourrait corriger une partie des problèmes de déséquilibre, surtout dans les premiers rounds (force buys, retakes, maintien du contrôle des zones clés).
Autre point qui intrigue la scène : Valve laisse planer le doute sur déventuels ajustements du layout. Anubis ne rejoint officiellement l’Active Duty qu’à partir du 19, et la communication volontairement floue du compte officiel CS2 a suscité beaucoup de spéculations. Les équipes ne savent pas encore si elles doivent s’attendre à une version quasi identique à l’ancienne, ou à une map discrètement retouchée dans ses détails.
Un timing d’annonce contesté par la scène pro
Au-delà du choix d’Anubis, c’est surtout le timing de l’annonce qui agace les pros. Des figures comme l’IGL d’OG, Casper « cadiaN » Møller, ou encore l’analyste Dustin « dusT » Mouret, ont souligné un point simple : Valve avait largement le temps de communiquer plus tôt.
Le StarLadder Budapest Major s’est fini le 14 décembre. Entre cette date et le début de la saison 2026, la fenêtre était idéale pour annoncer un changement de map pool, voire pour en faire un événement à part entière pendant le Major (showmatch, présentation, teaser de rework, etc.). À la place, l’annonce est tombée très tardivement, alors que les équipes avaient déjà :
- planifié leur bootcamp de début de saison ;
- préparé des strats avancées sur Train ;
- élaboré leur ban/pick en fonction de l’ancien pool.
Conséquence immédiate : un gros gâchis d’heures de travail. Pour les staffs, c’est un casse-tête. Pour les joueurs, c’est une course contre la montre pour rattraper le retard sur Anubis avant les premiers tournois majeurs de 2026. Et pour les spectateurs, cela peut conduire à des matchs sur Anubis où les équipes sont encore en phase de rodage, avec une qualité de jeu en-dessous de ce qu’on pourrait attendre au top niveau.
Cache toujours absent : une grosse déception communautaire
Si les pros sont partagés, la communauté, elle, est assez claire : tout le monde ou presque attendait le retour de Cache. Ce n’est pas qu’une question de nostalgie. Cache est :
- une des maps les plus emblématiques de CS:GO ;
- souvent considérée comme équilibrée et agréable à regarder ;
- au cœur de nombreux moments mythiques de l’histoire de la scène.
Depuis 2019, Cache a disparu de l’Active Duty, mais les rumeurs se sont intensifiées récemment, notamment après que Valve a racheté officiellement la map. Beaucoup y ont vu un signe annonciateur d’un retour imminent dans CS2. Des comptes d’équipes, des joueurs, des créateurs de contenu ont tous surfé sur cette hype, parfois en même temps que les leaks et les discussions autour des prochaines saisons.
Et pourtant, rien. Cache reste aux abonnés absents, et Anubis prend sa place dans la rotation. Pour certains fans, ce choix est perçu comme un rendez-vous manqué entre Valve et la communauté. Les réseaux se sont rapidement remplis de réactions du style : « On ne voulait pas Anubis, on voulait Cache », rappelant que la relation entre l’éditeur et les joueurs reste parfois tendue sur la question de la communication.
Quelles équipes profitent vraiment du retour d’Anubis ?
Derrière le bruit médiatique, une réalité s’impose : ce changement ne touche pas toutes les équipes de la même façon. Certaines sont gagnantes, d’autres voient un de leurs atouts majeurs disparaître.
Aurora : les grands gagnants du retour d’Anubis
Parmi les formations ravies de revoir Anubis, Aurora arrive au premier plan. La line-up turque était reconnue comme élite sur Anubis avant sa suppression du map pool. Leur style de jeu, très explosif, combiné à un bon sens des timings sur les zones centrales de la map, en faisait une équipe extrêmement dangereuse.
Fait intéressant : la baisse de régime d’Aurora coïncide avec la période suivant le BLAST Austin Major, à peu près au moment où Anubis disparaît de la rotation. Le retour de leur map de prédilection pourrait donc leur offrir un second souffle compétitif. Pour les adversaires, cela signifie qu’on pourrait retrouver un Aurora capable de surprendre des équipes mieux classées sur des BO3 où Anubis est laissée ouverte.
Vitality : Train en baisse, Anubis en renfort
Team Vitality fait aussi partie des structures qui n’ont pas forcément à se plaindre de ce changement. Leur livre de strats sur Train s’était essoufflé en 2025 : la map n’était plus une valeur sûre, et ils ont commencé à lâcher des cartes importantes dessus.
À l’inverse, Anubis a toujours été un terrain solide pour eux. Un joueur incarne particulièrement cette domination : Shar « flameZ » Shushan. Avec un rating de 1,39 sur Anubis en 2025, il figurait tout simplement au sommet mondial sur cette map. Un opener aussi performant sur un terrain qui revient en Active Duty est un énorme atout : cela donne à Vitality une arme stratégique immédiate dans le nouveau map pool.
MOUZ : une arme clé en moins avec la disparition de Train
Du côté des perdants, MOUZ apparaît clairement en première ligne. En 2025, l’équipe avait fait de Train une map quasiment injouable pour leurs adversaires. Dans leur rivalité face à Vitality, Train s’était transformée en joker : un pick quasi garanti, permettant de stabiliser les BO3 et de mettre la pression sur le reste du duel.
La suppression de Train enlève donc un pilier de la structure tactique de MOUZ. Ils vont devoir :
- reconstruire une map forte dans le nouveau pool ;
- investir beaucoup de temps pour remonter leur niveau sur Anubis ;
- repenser totalement leur approche de certaines équipes contre lesquelles Train était la clé.
À court terme, on peut s’attendre à un léger creux de performance pour MOUZ sur les grosses compétitions, le temps d’absorber ce changement structurel.
NAVI : Train comme rampe de lancement envolée
NAVI fait aussi partie des structures déçues par le retrait de Train. L’organisation ukrainienne avait atteint un niveau d’excellence sur la map ces derniers mois, avec une maîtrise stratégique impressionnante.
Leur victoire marquante contre FURIA au Budapest Major en est un bon exemple : un véritable démantèlement sur Train, qui a servi de base à leur exploit en playoffs et à leur qualification en demi-finale. Avec la disparition de cette map, NAVI perd un levier qui lui permettait parfois de renverser des BO3 mal engagés sur d’autres terrains.
Analyse gameplay : ce qu’Anubis change dans la méta
Sur le plan purement jeu, le retour d’Anubis va influencer la méta CS2 à plusieurs niveaux. Cette map a une identité très marquée :
- des couloirs étroits mêlés à de grandes zones ouvertes ;
- des duels mid cruciaux pour le contrôle de la carte ;
- des rotations complexes, où la gestion du temps est primordiale.
Équilibre CT/T : un désavantage atténué ?
Sur CS:GO, Anubis était souvent critiquée pour un équilibre CT/T discutable. Certaines exécutions T permettaient de punir très violemment des setups défensifs, notamment si les CT perdaient tôt le contrôle du mid. À l’inverse, un CT en confiance, bien stuffé, pouvait rendre la vie impossible aux T sur les entrées de bombsite.
Avec CS2, plusieurs facteurs peuvent atténuer ce déséquilibre :
- une économie CT un peu plus stable permettant des achats réguliers de smokes et molotov ;
- les nouvelles smokes volumétriques, qui changent la manière de jouer certains choke points ;
- potentiellement, des micro-ajustements de layout (même si Valve reste volontairement vague).
Les premières semaines seront décisives : les équipes vont tester intensivement la map, et si les stats montrent un déséquilibre massif, la pression communautaire pourrait pousser Valve à intervenir avec un patch d’équilibrage.
Quel style de jeu est favorisé sur Anubis ?
Anubis récompense particulièrement :
- les équipes avec un bon mid-control et des rotations fluides ;
- les openers agressifs capables de prendre des duels rapides ;
- les IGL qui savent varier le tempo : rushs secs, fakes, splits tardifs.
Les formations très structurées, à la NAVI ou Vitality, pourraient rapidement s’adapter et proposer des exécutions propres, tandis que des équipes plus axées sur le duel pur risquent d’avoir besoin de temps pour domestiquer la carte.
Conseils pour les joueurs : comment s’adapter à Anubis
Pour les joueurs ranked, FACEIT ou semi-pros, le retour d’Anubis signifie une chose : vous allez la voir très souvent dans vos files. Autant s’y préparer sérieusement. Voici quelques axes de travail concrets.
Apprendre les bases : lignes, nades, rotations
Avant de parler strats avancées, il faut maîtriser les fondamentaux :
- repérer les lignes principales A, B et mid ;
- travailler quelques smokes clés (bloquer une entrée de site, isoler un sniper, couper une rotation) ;
- comprendre les routes de backup CT et les timings associés.
Regarder des démos d’équipes pros sur l’ancienne version d’Anubis reste utile, même si la map évolue légèrement. On y voit très bien comment les top teams :
- se battent pour le contrôle du mid ;
- jouent les retakes en équipe ;
- gèrent le tempo pour surprendre l’adversaire.
Adapter les rôles de l’équipe sur Anubis
Si vous jouez en team ou stack à 4/5, Anubis est une excellente carte pour clarifier vos rôles :
- un opener qui prend les duels en entrée de zone ;
- un ou deux joueurs capables de tenir seuls une zone en CT ;
- un IGL à l’aise avec la gestion du mid et des fakes ;
- un anchor fiable sur un site souvent ciblé.
Comme la map favorise les prises d’info intelligentes, les joueurs à fort jeu cérébral (bons lurks, bons reads) auront beaucoup d’impact.
Impact sur la scène et l’économie CS2 (maps, skins, marché)
Même si on parle de maps, le changement du map pool s’inscrit dans un écosystème plus large : celui de la scène compétitive et de l’économie CS2, notamment autour des skins. Quand une map prend de l’importance, cela se répercute parfois sur :
- les skins emblématiques joués dessus (AWP, AK, M4, etc.) ;
- l’intérêt des fans pour certains loadouts ;
- les contenus créés autour des highlights sur cette carte.
Avec le retour d’Anubis, on peut s’attendre à voir davantage de clips viraux sur cette map, ce qui relance aussi l’envie de soigner son inventaire. Beaucoup de joueurs profitent d’un nouveau cycle de map pour refaire leur setup d’armes et rafraîchir leurs skins.
Si tu veux justement optimiser ou diversifier ton inventaire, tu peux utiliser des plateformes spécialisées pour acheter, vendre ou échanger tes skins de manière plus flexible que sur le marché Steam. Par exemple, des sites comme csgo skin ou skins csgo permettent de :
- trouver des skins à des prix potentiellement plus compétitifs ;
- accéder à un large choix de finitions et de raretés ;
- ajuster ton inventaire en fonction de ta map préférée ou de ton rôle (sniper, rifler, entry, etc.).
Sur le plan E-Sport, plus une map est jouée en tournoi, plus elle devient un décor majeur des moments forts : clutchs, aces, upsets mythiques. Anubis pourrait donc, à terme, s’imposer comme une scène emblématique de CS2, et influencer indirectement les tendances du marché des skins, des stickers et des souvenirs liés aux grands événements.
Conclusion : un choix de map qui divise mais relance le débat
Le retour d’Anubis à la place de Train dans le map pool actif de CS2 est une décision courageuse mais controversée de la part de Valve. Elle :
- favorise certaines équipes comme Aurora ou Vitality ;
- pénalise d’autres structures comme MOUZ ou NAVI ;
- déçoit une communauté qui espérait le grand retour de Cache ;
- oblige toute la scène, pros comme joueurs classés, à se réadapter rapidement.
Les prochaines semaines diront si Anubis trouve enfin sa place comme map respectée et équilibrée dans CS2, ou si les critiques pousseront Valve à un nouveau remaniement. En attendant, que tu sois fan d’Aurora, supporter de NAVI, grinder de ranked ou simple spectateur des grandes compétitions, il va falloir t’habituer à voir beaucoup d’Anubis sur ton écran.
Autant en profiter pour travailler la map, peaufiner ton style de jeu, et pourquoi pas affiner ton inventaire de skins pour marquer les highlights de cette nouvelle ère. La méta change, les lignes bougent, mais c’est aussi ce qui fait vivre CS2 saison après saison.
















