- FURIA : fin d’une ère ou simple passage à vide ?
- Retour sur 2025 : FURIA au sommet
- Classe vs forme en CS2
- Le système FURIA inspiré de Vitality
- Les pourcentages qui manquent en 2026
- Les limites individuelles des joueurs
- Fatigue, maps longues et pression de tournoi
- FURIA peut-elle encore gagner des trophées ?
- Impact sur la scène CS2 et méta compétitive
- CS2, skins et économie des tournois
- Conclusion : l’avenir de FURIA en 2026
FURIA : fin d’une ère ou simple passage à vide ?
FURIA a été l’une des histoires les plus marquantes de CS2 en 2025. Une équipe que beaucoup voyaient sur le déclin, portée par un FalleN légendaire mais supposé en fin de carrière, s’est soudainement transformée en machine à soulever des trophées. L’arrivée de molodoy et YEKINDAR a complètement relancé le projet brésilien.
Pourtant, quelques mois après cette période fastueuse, le constat est beaucoup plus dur : FURIA ne ressemble plus à une équipe taillée pour les titres, mais à un solide top 4-8. Leur opportunité de dominer la scène CS2 a-t-elle déjà été manquée ?
Dans cet article, on décrypte :
- comment FURIA est passée du statut de favori de Major à celui d’outsider solide,
- pourquoi les fameux « petits pourcentages » font aujourd’hui la différence,
- en quoi l’équipe manque probablement d’un véritable superstar player,
- et ce que cela signifie pour l’avenir de la line-up en 2026.
Retour sur 2025 : FURIA au sommet
Pour comprendre la situation actuelle, il faut revenir sur la deuxième moitié de 2025. FURIA sortait d’une longue phase d’irrégularité, et beaucoup considéraient que la fenêtre de tir de FalleN pour gagner en CS2 était déjà fermée. Puis tout a changé avec l’ajout de deux profils très agressifs venus d’Europe de l’Est :
- Danil « molodoy » Golubenko, AWPer explosif, capable de créer de l’impact dès les premiers duels.
- Mareks « YEKINDAR » Galinskis, opener spécialiste des prises d’espace, connu pour son style ultra-direct et son timing.
Avec ce mix entre expérience brésilienne et sang-froid d’Europe de l’Est, FURIA a trouvé une alchimie presque parfaite. Résultat : quatre trophées remportés sur la fin de saison 2025 et le statut de grand favori pour le Major StarLadder Budapest. Même s’ils s’arrêtent finalement en quart de finale face à NAVI, beaucoup les voient alors comme la prochaine superpuissance durable de CS2.
Mais à peine un mois et demi plus tard, le niveau de jeu global semble avoir reculé, et surtout, les résultats ne suivent plus la courbe ascendante attendue.
Classe vs forme en CS2
L’un des grands débats dans tous les sports, y compris l’esport, c’est la fameuse opposition entre forme et classe. La forme est ponctuelle, volatile ; la classe, elle, est censée durer. Mais en CS2 de haut niveau, cette separation est moins nette qu’il n’y parait.
On peut prendre deux exemples très parlants :
- Vitality : première moitié 2025, tout le monde est au top, la mécanique et les décisions in-game sont parfaites, résultat : une série historique de sept titres d’affilée. Dans la seconde moitié de l’année, la forme de flameZ baisse un peu. La classe de l’équipe reste évidente, Vitality reste dans le dernier carré presque partout, mais ne remporte plus que quelques tournois.
- MOUZ : système super solide, profondeur tactique, mais pas toujours tous les joueurs au top en même temps. Bilan : douze demi-finales sur seize évènements en 2025, mais seulement un seul trophée.
Les deux équipes parlent souvent de ces « quelques pourcents » qui font la différence : un pistol en plus, une conversion d’éco, un clutch gagné, une flash ratée. FURIA, en 2026, semble justement avoir perdu ces fameux pourcentages qui transformaient des BO3 compliqués en victoires.
Le système FURIA inspiré de Vitality
Ce qui fait que FURIA reste une équipe dangereuse, même dans le dur, c’est son système. Il est clairement inspiré de la structure de Vitality :
- YEKINDAR joue le rôle d’opener agressif, c’est lui qui doit ouvrir les espaces sur T side.
- KSCERATO est le closer fiable, souvent laissé en fin de round pour convertir un avantage ou retourner une situation.
- molodoy apporte l’impact à l’AWP, que ce soit sur des agressions CT ou des prises de zones rapides sur T.
- yuurih et FalleN complètent le puzzle avec un mix d’expérience, de soutien et de flexibilité dans les zones plus ingrates de la carte.
Sur le papier, le modèle est excellent : les rôles sont clairs, les synergies existent, et l’équipe a prouvé qu’elle pouvait gagner des titres en jouant ainsi. Mais la meilleure structure tactique du monde reste dépendante d’un facteur simple : toucher ses shots au bon moment.
Et c’est précisément là que le 2026 de FURIA pose problème.
Les pourcentages qui manquent en 2026
En 2025, lors de leur run de victoires, les stats parlent d’elles-mêmes :
- KSCERATO tournait à environ 1.23 de rating.
- YEKINDAR affichait un solide 1.13.
- yuurih restait autour de 1.07, très correct dans son rôle.
En 2026, le tableau est nettement moins flatteur :
- KSCERATO descend à environ 1.11.
- YEKINDAR tombe à 1.07.
- yuurih chute sous la barre symbolique du 1.0, autour de 0.97.
La baisse peut sembler mineure en apparence, mais à ce niveau de compétition, c’est énorme. Elle se reflète également dans les stats d’équipe :
- le taux de rounds gagnés sur T side passe d’environ 52,3 % à 44 % en 2026 ;
- les pistols deviennent un point faible, surtout en CT, où FURIA reste loin des standards posés par des équipes comme Spirit ou Falcons ;
- les conversions de pistols T ne sont pas assez propres : même quand FURIA gagne le pistol, le 2-0 n’est pas assuré.
Face à des équipes cliniques comme PARIVISION, qui convertissent pratiquement tous leurs pistols gagnés en T, cette inefficacité coûte cher. Les BO3 deviennent plus serrés, les maps s’étirent, et chaque petite erreur pèse lourd en fin de tournoi.
Les limites individuelles des joueurs
Au-delà des stats brutes, il y a une question plus profonde : FURIA a-t-elle une véritable superstar au niveau des toutes meilleures équipes du monde ?
Quand on compare à Vitality, la différence est frappante :
- ZywOo est un monstre de régularité et d’impact, capable de sauver des rounds impossible à lui seul ;
- flameZ est l’archétype du rifler agressif qui peut retourner un side entièr avec une série de bonnes entrées ;
- mezii est une ancre stable, rarement en-dessous, très fiable dans les moments tendus.
Du côté de FURIA :
- molodoy est très impactant à l’AWP, mais manque parfois de constance sur une saison entière ;
- YEKINDAR peut ouvrir une map tout seul quand il est dans un bon jour, mais son style très agressif entraîne aussi des rounds où il meurt sans valeur ;
- yuurih, qui devait incarner une valeur sûre dans les zones difficiles, est en sous-régime depuis le début de 2026.
Le résultat, c’est qu’en BO3 ou BO5, FURIA se retrouve souvent à court de pointe individuelle face aux top équipes. La structure tactique les maintient haut, mais le talent pur ne suffit pas toujours à franchir la dernière marche d’un tournoi.
YEKINDAR en perte d’impact
Un point particulièrement important concerne YEKINDAR. Son rôle d’opener agressif suppose :
- d’apporter régulièrement le first kill sur T ;
- de créer de la pression sur les espaces clefs de la carte ;
- de forcer les rotations adverses et de donner de l’air à ses coéquipiers.
En 2025, il était excellent dans ce registre. En 2026, on le voit beaucoup plus souvent mourir le premier sans contrepartie. Forcément, tout le système T side de FURIA s’en ressent :
- les exécutions deviennent plus prévisibles,
- les 4v5 se multiplient,
- et KSCERATO se retrouve à devoir sauver davantage de situations compliquées.
KSCERATO et yuurih moins décisifs
KSCERATO reste l’un des riflers les plus propres du circuit, mais passer d’un rating de 1.23 à 1.11, c’est perdre une grosse partie des rounds où il faisait la différence tout seul. Quand le closer performe un peu moins, les comebacks s’écroulent.
yuurih, lui, est au centre des inquiétudes. Descendre sous 1.0 de rating pour un joueur de ce calibre, dans une équipe structurée et avec un IGL comme FalleN, est le signe d’un vrai malaise individuel ou d’un rôle mal calibré. Ce genre de détail fait très vite la différence dans un quart ou une demi de grand évènement.
Fatigue, maps longues et pression de tournoi
Quand une équipe perd ces fameux petits pourcentages, l’impact ne se voit pas seulement sur le scoreboard, mais aussi sur la fatigue mentale et physique :
- Plus de maps jouées : au lieu de conclure 13-7 ou 13-8, FURIA s’attire des 13-11, 16-14, voire des overtimes.
- Plus de BO3 à rallonge : ce qui épuise les joueurs sur des tournois à enchaînement rapide.
- Moins de confiance : perdre des clutchs répétés ou des pistols finit par saper le mental, même des structures solides.
On l’a vu récemment sur des tournois comme BLAST Bounty ou IEM Krakow :
- victoires poussives face à FUT et HEROIC ;
- défaite inquiétante contre PARIVISION ;
- entrée catastrophique dans le tournoi contre FUT à Krakow, puis prestation peu rassurante contre The MongolZ, pourtant en reconstruction après le départ de Senzu.
Tout cela n’est pas le signe d’une équipe perdue, mais clairement celui d’une formation qui n’arrive plus à imposer son statut de favori sur la durée d’un évènement.
FURIA peut-elle encore gagner des trophées ?
La question centrale, c’est celle-ci : FURIA est-elle toujours un vrai contender pour les titres majeurs, ou simplement une équipe solide de top 4 ?
Plusieurs éléments plaident en leur faveur :
- le système de jeu reste très bon ;
- l’expérience de FalleN en tant qu’IGL est un atout rare ;
- les joueurs ont déjà montré qu’ils pouvaient gagner plusieurs événements d’affilée.
Mais les signaux actuels laissent penser qu’à court terme, FURIA risque davantage de ressembler à MOUZ : une équipe ultra-constante en playoffs, mais qui peine à transformer ses bons runs en titres.
Pour redevenir un candidat régulier aux trophées, plusieurs pistes semblent incontournables :
- retrouver un YEKINDAR ultra-dominant sur les entrées T ;
- réinstaller yuurih dans un rôle qui lui permet d’exprimer son talent, ou assumer un changement plus profond si la situation dure ;
- travailler de manière obsessive les pistols et leurs conversions pour reprendre ces fameux pourcents perdus ;
- et peut-être, à terme, se poser la question d’un vrai joueur superstar capable de porter l’équipe lors des grandes finales.
En l’état, FURIA reste à un niveau élevé, mais les signaux indiquent plutôt une stabilisation dans le peloton des équipes top 4-top 8, que dans celui des ogres à la Vitality ou Spirit quand tout fonctionne.
Impact sur la scène CS2 et méta compétitive
La trajectoire de FURIA raconte aussi quelque chose de plus large sur la méta CS2 actuelle. On voit se dégager un pattern clair :
- Les équipes à système fort mais sans superstars absolues (MOUZ, FURIA, parfois Falcons) atteignent régulièrement le dernier carré.
- Les équipes qui combinent structure solide + talent individuel hors norme (Vitality, Spirit sur ses périodes de forme, NAVI quand tout clique) sont celles qui remportent le plus de titres.
La leçon est simple : en 2026, la classe ne suffit plus. Pour gagner les gros tournois, il faut :
- une structure de jeu claire ;
- une discipline économique et tactique ;
- mais aussi un ou deux monstres mécaniques capables de faire basculer un BO5 entier.
FURIA a la première partie de l’équation. Reste à savoir s’ils peuvent retrouver, en interne, ou recruter, ce niveau de talent individuel qui fait la différence en demi ou en finale de Major.
CS2, skins et économie des tournois
Impossible de parler de scène CS2 de haut niveau sans évoquer l’’économie parallèle’’ du jeu : les skins. Pour les fans comme pour les pros, les apparences en jeu font partie du spectacle :
- les joueurs arborent des inventaires premium à base de knives, d’AK, de M4 et d’AWP ultra rares ;
- les tournois sont souvent l’occasion de mettre en avant de nouveaux stickers d’équipe, capsules et collections ;
- l’économie des skins reflète souvent la popularité de certaines line-ups.
Pour les joueurs qui suivent de près FURIA, Spirit, Vitality ou autres top teams, posséder un bel inventaire fait partie de l’expérience CS2. Si tu veux upgrader ton style en jeu, tu peux par exemple acheter ou vendre un csgo skin sur une plateforme tierce fiable.
Les marchés spécialisés permettent :
- d’échanger des skins csgo (CS2 utilise la même économie d’items) rapidement ;
- de trouver de meilleurs prix que sur le marché officiel Steam dans certains cas ;
- d’optimiser ton inventaire en fonction des tendances, que tu sois plutôt fan de FURIA, de NAVI ou d’autres structures.
C’est aussi une façon de se sentir plus connecté à la scène pro : beaucoup de fans cherchent à reproduire les combos de skins de leurs joueurs préférés, que ce soit une AK spécifique de YEKINDAR, une AWP flashy rappelant le style de molodoy, ou un setup plus classique à la FalleN.
Bien choisir ses plates-formes de skins
Quand tu décides d’acheter ou vendre un skins csgo, il est important de :
- vérifier la réputation du site ;
- faire attention au moyen de paiement ;
- surveiller les frais cachés ;
- comparer les prix avec le marché Steam et d’autres plateformes.
Une bonne gestion de ton inventaire de skins, c’est un peu l’équivalent individuel de ce que FURIA doit faire avec son roster : optimiser, trouver la bonne valeur, éviter les choix trop émotionnels et miser sur ce qui fonctionne vraiment sur la durée.
Conclusion : l’avenir de FURIA en 2026
FURIA n’est pas une équipe terminée. Leur système est trop bien conçu, leur expérience trop grande, et leur talent trop réel pour qu’on les sorte de l’élite. Mais à l’instant T, tout indique que :
- la fenêtre pour une domination type Vitality 2025 a probablement été manquée ;
- l’équipe semble se stabiliser dans un profil à la MOUZ : présente en playoffs, rarement ridiculisée, mais pas systématiquement favorite pour les titres ;
- sans retour en forme de YEKINDAR, sans réveil de yuurih, ou sans émergence d’un vrai superstar carry, FURIA risque de rester à un pas des trophées les plus prestigieux.
Pour les fans, cela reste une équipe excitante à suivre : le style agressif, les calls de FalleN, la passion brésilienne et la dimension internationale du roster en font un incontournable de la scène CS2. Mais en 2026, la classe seule ne suffit plus. Dans un environnement où les marges sont minuscules, les « petits pourcentages » et la présence d’une ou deux stars supérieures restent ce qui sépare les champions des éternels outsiders.
Reste à voir si FURIA saura ajuster son jeu, ses rôles – ou son cinq – assez vite pour revenir dans la conversation quand on parle de favoris à un prochain Major.


















