- Le retour de ScreaM sur CS2 avec Clutchain
- Composition du roster Clutchain
- Le parcours de ScreaM avant son retour
- Les premiers défis compétitifs de Clutchain
- Les vétérans dans l’esport : une vraie tendance
- Ce que les vétérans apportent à CS2
- Skins CS2, image de marque et economie in-game
- Conseils pour bien gerer ses skins CS2
- Quelles perspectives pour ScreaM et Clutchain ?
Le retour de ScreaM sur CS2 avec Clutchain
Adil « ScreaM » Benrlitom, l’une des légendes belges de Counter-Strike, est de retour en compétition après plusieurs années loin du très haut niveau. À 31 ans, l’ancien « Headshot Machine » a officiellement rejoint Clutchain, une structure qui mise sur un nouveau projet CS2 franco-belge autour de lui et de son frère Nabil « Nivera » Benrlitom.
Son dernier passage en tant que joueur professionnel sur Counter-Strike remonte à 2019, lorsqu’il portait les couleurs de GamerLegion sur CS:GO. Depuis, ScreaM s’était concentré sur d’autres projets, notamment sur Valorant, le streaming et des apparitions ponctuelles dans des équipes françaises.
Son intention de revenir sur le FPS de Valve a été rendue publique lors du HLTV Awards Show 2025, où il a annoncé vouloir rejouer en compétition sur CS2. Clutchain représente donc la concrétisation de ce projet : un nouveau roster, un nouveau jeu, mais la même philosophie axée sur la prise d’initiative et le skill brut.
Composition du roster Clutchain
Clutchain a misé sur un mix de joueurs expérimentés et de talents montants. Le cinq de départ est entièrement francophone, ce qui devrait faciliter la communication et la mise en place des systèmes de jeu.
Les joueurs du projet Clutchain
Le roster masculin Clutchain sur CS2 se compose de :
- Adil « ScreaM » Benrlitom (Belgique) – star du projet, rifler explosif connu pour son aim et ses headshots.
- Nabil « Nivera » Benrlitom (Belgique) – son jeune frère, capable de jouer rifle comme AWP, passé par Team Vitality.
- Jayson « Kyojin » Nguyen (France) – ancien joueur de Vitality, souvent utilisé dans des rôles agressifs sur CS:GO.
- Jordan « Python » Munck-Foehrle (France) – rifler solide, passé par plusieurs formations françaises.
- Hugo « SHOGU » Lopez (France) – rookie prometteur, prêt à se faire un nom sur CS2.
Le projet a une saveur particulière pour les fans, car il réunit à nouveau ScreaM et Nivera au sein de la même équipe, cette fois sur CS2. Leur synergie fraternelle a déjà fait ses preuves par le passé, et beaucoup s’attendent à ce que ce duo soit le moteur du collectif.
Une philosophie de jeu axée sur l’impact
Clutchain communique beaucoup sur une vision moderne de l’esport : jouer, impacter, puis éventuellement gagner des récompenses via ses plateformes. Le cinq CS2 colle à cette identité :
- un style de jeu agressif et orienté duels avec ScreaM et Kyojin,
- un cadre stratégique renforcé par l’expérience de Nivera,
- un rookie (SHOGU) pour amener de la fraîcheur et des nouvelles mécaniques sur CS2.
On peut s’attendre à un mix entre jeu très explosif et structure progressive, surtout au fur et à mesure que l’équipe trouvera son identité sur le méta actuel.
Le parcours de ScreaM avant son retour sur CS2
Le retour de ScreaM ne s’est pas fait du jour au lendemain. Après son dernier run sur CS:GO avec GamerLegion en 2019, il s’est peu à peu éloigné des plus gros tournois Counter-Strike pour explorer d’autres options.
ScreaM, FUT et la scène française
En 2025, il rejoint FUT en tant que sixième homme et streamer, aux côtés d’une line-up française éphémère. Ce passage lui permet :
- de reprendre goût à la compétition sous une forme plus souple ;
- de se rapprocher de la scène française, qu’il connaît très bien ;
- de tester son niveau mécanique sur un environnement plus casual, mais suivi.
En parallèle, ScreaM s’est développé en tant que créateur de contenu, tout en participant à des tournois locaux et des événements online. L’objectif était clair : retrouver le rythme et rester connecté à la communauté CS, tout en préparant un véritable retour.
La transition vers CS2
Avec l’arrivée de Counter-Strike 2, la scène a été partiellement remise à plat. Le nouveau moteur, les fumigènes dynamiques, le recul retravaillé et les nouvelles sensations de tir ont modifié la façon de jouer. Pour un joueur comme ScreaM, connu pour son aim précis et son focus sur le one-tap, CS2 est à la fois un défi et une opportunité :
- défi, car il faut réapprendre les timings, les lignes et le recul ;
- opportunité, car tout le monde doit s’adapter, ce qui réduit l’avantage de ceux qui étaient installés depuis longtemps sur CS:GO.
Ce timing de transition a sans doute pesé dans sa décision : revenir au moment où le jeu change permet de réduire l’écart avec les joueurs qui n’ont jamais fait de pause.
Les premiers défis compétitifs de Clutchain
Clutchain ne se contente pas d’aligner un roster sur le papier : l’équipe a déjà commencé à jouer des matches officiels sous ses nouvelles couleurs.
Conquest of Prague 2026 : une première vitrine
Le premier gros rendez-vous annoncé pour la line-up est la Conquest of Prague 2026 : Online Stage, qui débute le 12 avril 2026. Ce genre de ligue en ligne est un excellent test pour un nouveau projet :
- enchaîner les BO1 et BO3 pour travailler la map pool ;
- tester différentes configurations (roles, calling, rythme de jeu) ;
- se mesurer à un champ d’équipes variées, avec des styles très différents.
Les premières performances de Clutchain seront scrutées de très près, notamment pour voir si ScreaM peut encore dominer en duel sur CS2 et si l’équipe trouve rapidement une identité claire.
Clutchain et le développement de la scène CS2
Clutchain ne mise pas sur un seul roster. L’organisation a aussi récemment repris l’ancienne line-up Imperial Valkyries/Pigeons, célèbre sur la scène féminine. Ce double investissement montre une volonté de s’installer durablement sur CS2 :
- en valorisant la mixité et la diversité des talents ;
- en multipliant les présences en tournois ;
- en construisant une marque reconnue dans l’univers Counter-Strike.
Pour les fans, cela signifie aussi plus de contenu, plus de matches à suivre, et une communauté amenée à se développer autour du tag Clutchain.
Les vétérans dans l’esport : une vraie tendance de fond
Le retour de ScreaM s’inscrit dans une dynamique plus large : les joueurs plus âgés restent compétitifs de plus en plus longtemps. L’idée que la carrière d’un joueur pro s’arrête à 23 ou 24 ans devient peu à peu obsolète.
Counter-Strike : les exemples de référence
Sur Counter-Strike, plusieurs noms illustrent cette longévité :
- FalleN, légende brésilienne, qui a continué à compétitionner au plus haut niveau bien au-delà de la vingtaine, en apportant un leadership in-game irremplaçable.
- JW, autre figure emblématique, resté actif de nombreuses années en tant que leader et sniper, tout en guidant de nouveaux talents.
- karrigan, à 31 ans, toujours considéré comme l’un des meilleurs In-Game Leaders du monde, capable de remporter des titres majeurs en s’appuyant sur son intelligence de jeu.
Ces exemples montrent qu’avec du travail, un bon staff, une hygiène de vie correcte et une méthode d’entraînement adaptée, l’expérience peut compenser légèrement la baisse de réflexes.
Les vétérans dans les autres jeux : Dota 2 et League of Legends
La tendance ne se limite pas à CS2 :
- Sur Dota 2, Puppey reste une référence absolue à plus de 30 ans. Champion de The International 2011, il a participé à la quasi-totalité des TI et continue d’apporter une valeur énorme en tant que capitaine et drafter.
- Sur League of Legends, Faker incarne un modèle de longévité. Il a expliqué dans de nombreux entretiens comment il gère son hygiène de vie, sa motivation et son evolution pour rester au sommet malgré son age plus avancé pour la scène.
- En Europe, des structures comme SK Gaming n’hésitent pas à s’appuyer sur des joueurs chevronnés comme Wunder ou Mikyx tout en les entourant de rookies prometteurs.
Ce modèle hybride – associer vétérans et jeunes talents – ressemble énormément à ce que propose Clutchain avec ScreaM et SHOGU, par exemple.
VALORANT : le crossover des légendes CS
Sur VALORANT, l’influence des anciens de CS est également très forte. Un bon exemple est Christine « potter » Chi, sept fois championne du monde sur CS:GO, devenue capitaine d’une des plus grosses équipes Valorant. Son expérience a montré que :
- les compétences d’IGL (macro, gestion mentale, lecture du jeu) se transfèrent très bien d’un FPS à l’autre ;
- les carrières peuvent se prolonger en changeant de rôle (joueur → coach → stratégiste) ou de jeu.
Le parcours de ScreaM, passé par Valorant avant ce retour sur CS2, s’inscrit dans cette logique de carrière à étapes, loin du schéma « tu prends ta retraite à 24 ans ».
Ce que les vétérans apportent à CS2
Dire que les vétérans sont encore là ne suffit pas. Il faut aussi voir ce qu’ils apportent concrètement à une line-up CS2 moderne.
Expérience et leadership en jeu
Un joueur comme ScreaM amène plusieurs choses :
- une lecture du jeu raffinée par des années d’expérience à haut niveau ;
- une capacité à garder son sang-froid dans les clutches ou les matches serrés ;
- un rôle de mentor pour les jeunes joueurs, que ce soit sur la gestion du tilt, de la pression ou du travail quotidien.
Même si les réflexes bruts peuvent légèrement diminuer, la prise de décision et la gestion des timings s’améliorent souvent avec le temps. Sur CS2, où les smokes sont dynamiques et les situations plus « chaotiques », ce type de profil est extrêmement utile.
Image de marque et stabilité pour une structure
Au-delà de l’in-game, un nom comme ScreaM a un impact sur :
- la visibilité de l’organisation (fans, sponsors, audience stream) ;
- la crédibilité du projet, surtout dans une scène française parfois instable ;
- les opportunités de contenu (streams, vlogs, tutoriels, masterclass d’aim, etc.).
C’est aussi un atout pour attirer d’autres talents, qui peuvent être motivés par l’idée de jouer avec une légende qu’ils suivaient déjà sur CS:GO.
Skins CS2, image de marque et économie in-game
Dans l’univers CS2, la performance ne se limite plus seulement à ce qui se passe en serveur. L’économie des skins prend une place de plus en plus importante, que ce soit pour les joueurs pros, les streamers ou les fans. Entre des line-ups comme Clutchain qui misent sur le branding et des créateurs de contenu qui vivent en partie de l’ouverture de caisses, la question des skins est devenue centrale.
Les skins CS2 comme extension de l’image du joueur
Pour un joueur comme ScreaM, connu pour ses one-taps et son style très « clean », le choix des skins a aussi un côté symbolique :
- une AK-47 ou une M4 bien choisie renforce l’identité visuelle de son aim ;
- les couteaux et gants contribuent à l’esthétique globale en stream et en LAN ;
- les fans reproduisent souvent les loadouts de leurs joueurs favoris.
Cela participe à la construction d’une marque personnelle, complémentaire à la marque de l’équipe. Un roster aussi suivi que Clutchain a donc un vrai intérêt à soigner son apparence in-game.
Où acheter et vendre ses skins CS2 ?
Pour les joueurs qui veulent s’équiper sur CS2, il existe aujourd’hui de nombreuses plateformes tierces plus flexibles que le Marché Steam. Parmi les options pour la communauté francophone, on trouve par exemple :
- csgo skin – une place de marché orientée skins CS2/CS:GO, pratique pour dénicher des bons prix et s’équiper avec un inventaire qui colle à votre style.
- skins csgo – une rubrique utile si vous possédez encore d’anciens skins CS:GO et que vous souhaitez gérer vos échanges, ventes ou upgrades vers des skins CS2 plus actuels.
Ce type de plateforme permet souvent :
- des prix plus attractifs que sur le Marché Steam ;
- une meilleure liberté pour acheter, vendre ou échanger ses skins ;
- d’optimiser son inventaire en fonction de son budget et de ses envies.
Pour un fan de ScreaM ou de Clutchain, c’est aussi un moyen de créer une identité visuelle cohérente avec l’équipe ou le joueur que l’on soutient.
Conseils pour bien gérer ses skins CS2
Si vous décidez de vous lancer sérieusement dans les skins CS2, que ce soit pour le style, la collection ou un petit investissement, quelques bonnes pratiques s’imposent.
Bien gérer son budget skins
Les skins peuvent vite devenir un gouffre financier si l’on ne met pas quelques limites. Quelques conseils :
- Définissez un budget mensuel fixe que vous pouvez dépenser sans regret.
- Évitez les achats impulsifs sur des coups de tête, surtout après une bonne soirée de ranked.
- Privilégiez les skins que vous utiliserez réellement : armes que vous jouez souvent, modèles que vous appréciez visuellement, etc.
Un inventaire réduit mais cohérent est souvent plus satisfaisant qu’une collection d’objets achetés sans réflexion.
Comprendre la valeur de marché
La valeur d’un skin CS2 dépend de plusieurs facteurs :
- Rareté et qualité (Factory New, Minimal Wear, etc.).
- Popularité du motif et de la collection.
- Offre et demande sur les plateformes tierces.
- Éventuelles hypes ponctuelles liées à un streamer ou un pro qui utilise ce skin.
Avant un achat, prenez le temps de comparer les prix sur plusieurs places de marché, d’évaluer l’historique de la valeur du skin, et de décider si vous le voulez pour jouer ou comme pari à moyen terme.
Sécurité des transactions
Pour éviter les mauvaises surprises :
- utilisez des plateformes reconnues et bien notées par la communauté;
- méfiez-vous des offres trop belles pour être vraies sur les réseaux sociaux ou via DM ;
- activez la double authentification sur votre compte Steam et sur les sites tiers ;
- ne partagez jamais vos identifiants, même si quelqu’un se prétend être support ou staff.
La sécurité de votre inventaire fait partie intégrante de votre expérience CS2, au même titre que votre niveau en jeu.
Quelles perspectives pour ScreaM et Clutchain ?
Le retour de ScreaM sur CS2 au sein de Clutchain est plus qu’un simple come-back nostalgique. Il symbolise plusieurs choses :
- la maturité grandissante de l’esport, où les carrières se prolongent et se structurent ;
- la possibilité pour un vétéran de se réinventer sur un nouveau jeu ou une nouvelle version ;
- la force des projets mêlant vétérans et jeunes talents, comme on le voit dans plusieurs disciplines.
Pour Clutchain, l’enjeu est clair : transformer ce cinq côté « hype » en équipe stable et performante sur la durée, capable d’aller chercher des résultats en online puis en LAN. Pour ScreaM, c’est l’occasion de montrer qu’à 31 ans, on peut encore :
- rafaler des têtes sur CS2 ;
- porter un projet compétitif ;
- inspirer une nouvelle génération de joueurs qui n’ont peut-être pas connu ses plus grandes années sur CS:GO.
Dans un paysage où les carrières sont de moins en moins éphémères, ce genre de retour est aussi un signal positif pour tous les joueurs : l’esport n’est pas forcément une aventure ultra-courte. Avec du travail, une bonne gestion et une passion intacte, il est possible de rester compétitif, de se reconvertir, ou de revenir plus fort.
Que vous suiviez Clutchain pour ScreaM, pour la scène française ou pour le spectacle, une chose est sûre : la saison à venir sur CS2 s’annonce riche en histoires à raconter, aussi bien en serveur que du côté de l’économie des skins et de l’évolution des carrières pros.

















